Retour à la page d'accueilPlan du site

Brodeuses

Un film d'Eléonore Faucher


Vous êtes le
 visiteur

 

 

"Brodeuses" sur ARTE

 

Brodeuses sur Arte

 

"Brodeuses" sur Arte

 

"Brodeuses" sur Arte

Sommaire

Articles de la presse Française :
Articles de la presse étrangère :

Articles de la presse spécialisée :

La critique des Spectateurs

Interviews diverses

  

            Le Grand Prix de la Semaine de la Critique a été décerné à Eleonore Faucher  pour la réalisation de son premier long métrage " Brodeuses" avec Ariane Ascarideet Lola Naymark.
Elle a reçu aussi le prix de la SACD,
( Société des auteurs et compositeurs dramatiques ).
               
              Le film »Brodeuses» d'Eléonore Faucher a remporté le Grand Prix du festival France Cinéma de Florence (Italie) dont la 19è édition s'est achevée dimanche, ont annoncé les organisateurs.
               
              Zaragoza le 13 Novembre 2004.
              "Brodeuses" d'Eléonore Faucher, vient de remporter le grand prix de la critique et du public au festival de Zaragoza, (Espagne).

Synopsis
Quand, du haut de ses 17 ans, Claire apprend qu'elle est enceinte de cinq mois, elle décide d'accoucher sous X.
C'est chez Mme Medikian, brodeuse à façon pour la haute couture, qu'elle trouve refuge. Et jour après jour, point après point, à mesure que le ventre de Claire s'arrondit, se transmet entre elles deux, plus que l'art de la broderie, celui de la filiation.

 

Classement du 15 octobre 2004 de  MCinéma.com
 
 LES NOUVEAUTES DE LA SEMAINE  
 
****BRODEUSES avec Lola Naymark
***MAN ON FIRE avec Denzel Washington
***UNCOVERED : TOUT SUR LA GUERRE EN IRAK
***PARDEVANT NOTAIRE
***GANG DE REQUINS avec Will Smith
**BASSE NORMANDIE avec Simon Reggiani
**ARSÈNE LUPIN avec Romain Duris
**AALTRA avec Benoit Délépine
**STRUGGLE avec Aleksandra Justa
**MY ARCHITECT avec Nathaniel Kahn
**LE GRAND RÔLE avec Stéphane Freiss
**DANS LE ROUGE DU COUCHANT avec Marisa Paredes
*UN SOUPÇON DE ROSE avec Jimi Mistry
LE FLEUVE SAUVAGE avec Montgomery Clift
LETTRE D'UNE INCONNUE avec Joan Fontaine
MORASSEIX avec Damien Odoul
LE SORTILÈGE DES TROIS LUTINS avec Gabriel Ledoze

 

 Cliquezici
 où sur l'icone ci-dessus pour accéder à la bande d'annonce
  du film " Brodeuses "

 

 Image

Affiche officielle de Festival de Cannes 2004

 

affiche brodeuses 2

Affiche définitive de "Brodeuses"

 

Image

Affiche  de "Brodeuses" pour l'Allemagne

 

Cliquez ici

 Téléchargez le dossier Pédagogique de Laurence Emile-Besse
de l'Institut Français de Berlin

 

Le cinéma Eldorado de Dijon

Vendredi 22 octobre à 20h15
   au Cinéma Eldorado de Dijon
   Projection du film BRODEUSES
  suivie d'une rencontre avec l'actrice 
   Lola Naymark
et le producteur Alain Benguigui

 


Deauville le 30 Juin 2004.
    
     
         Le Prix D'Ornano
a été décerné à Eléonore Faucher pour son film  "Brodeuses".
                                         REGLEMENT
                         PRIX MICHEL D'ORNANO 2004

           1. Créé en 1991, le Prix Michel d'Ornano a pour but de récompenser un premier scénario français adapté à l'écran, et d'aider à sa reconnaissance, sa promotion et son exportation
           2. Afin de participer au Prix Michel d'Ornano 2004, les films devront remplir les conditions suivantes :
       - être des longs métrages de fiction de production française tournés en 35 mm

       - être tirés d'un scénario original (première œuvre du scénariste portée à l'écran)

       - être de production indépendante à ouverture internationale

       - avoir été produits entre juin 2003 et juin 2004

       - être inédits en salle de cinéma à la date du 3 septembre 2004
 
 

Article du Télérama :


       De Claire (Lola Naymark), on ne voit, d'abord, que les cheveux de feu. Parfois, son joli sourire, mais c'est plus rare. C'est que Claire est enceinte, déteste son boulot à l'Intermarché d'Angoulême et rêve de devenir brodeuse. Elle se fait, donc, porter pâle (elle s'invente un cancer) et propose ses services à Madame Melikian (Ariane Ascaride, étonnante et sobre), qui a travaillé chez Lacroix, jadis, mais qui n'est plus qu'une morte vive depuis le décès accidentel de son fils.

          Deux femmes qui vont se redonner le goût de vivre, ce serait banal, sans l'étonnante sensibilité de la réalisatrice. Eléonore Faucher (premier film) se faufile avec un art consommé entre les poncifs d'un tel scénario Avec autorité, elle donne la priorité aux silences, à la retenue, à l'épure. Mais il suffit qu'une main en effleure une autre, en guise de pardon, pour que l'émotion naisse, immédiate et durable.

          L'émotion, Eléonore Faucher en joue, tout au long de son film, en grande pro . On l'en félicite, évidemment : une telle maîtrise est rare. On aurait seulement aimé, par moments, un peu moins de professionnalisme et un peu plus d'emportement. Etre si jeune, encore, et si sage, déjà, est-ce bien raisonnable ?


Pierre Murat.

 


Lola Naymark

 

 


   

Article de " NICE MATIN " le mardi 25 Mai 2004
 
Ouverture de la semaine de la critique.
    
" Brodeuses ", ce soir à la cinémathèque en présence de la réalisatrice, Eléonore Faucher et de la comédienne Lola Naymark.
 
           Elue à la tête de la semaine internationale de la critique du festival de Cannes depuis 2001, Claire Clouzot est aujourd'hui l'invitée de la cinémathèque de Corse pour présenter cette nouvelle édition que Casa di Lume propose aux cinéphiles de la région depuis maintenant quatre ans. Critique, romancière, Claire Clouzot nous fera partager son expérience  de ce cru 2004 et surtout nous montrera le film d'ouverture qui lui tien particulièrement à coeur : " Brodeuses " d'Eléonore Faucher avec Lola Naymark et Ariane Ascaride. Cet attachement s'est concrétisé par le prix de la critique qui a été décerné à ce film comme " Or " de Keren Yedaya consacré également par la camera d'Or 2004.
           C'est le deuxième film d'Eléonore Faucher (Les toilettes de Belle-Ville 1996). Il s'agit de l'histoire de Claire qui a 17 ans. Cette dernière a toujours vécu dans la campagne nantaise avec ses parents quand elle se retrouve enceinte de cinq mois et demi sans l'avoir voulu. Elle décide d'accoucher sous X. C'est alors qu'elle rencontre Madame Melikian - incarnée par l'excellente Ariane Ascaride, brodeuse à façon pour la haute couture, qui lui apporte un nouveau regard sur la vie.
           La réalisatrice sera à la cinémathèque aux côtés de Claire Clouzot et de la comédienne Lola Naymark à qui le film doit beaucoup.
           Cette soirée d'ouverture est à l'image de l'excellente programmation que nous aurons l'occasion d'apprécier jusqu'au 30 mai prochain. Pour l'instant, l'indispensable rendez-vous est fixé ce soir à 21 heures, salle Abel Gance.
                                                                          Pierre Claverie.

 

 

 

     
     BRODEUSES

      Synopsis : When Claire learns that she is five months pregnant at the tender age of 17, she decides to give birth anonymously. She finds refuge with Madame Melikian, an embroiderer for haute couture designers. And, day by day, stitch by stitch, as Claire's belly grows rounder, the threads of embroidery create a filial bond between them.
2003/88min (release dates: 13 October 2004)
Directed by: Eléonore Faucher
With: Lola Naymark, Ariane Ascaride
Distributor (Japan) : Cinequanon

CANNES INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2004

PARIS (AP) - 

            L'actrice Emmanuelle Béart présidera la 12e édition du Festival du film français de Yokohama (Japon), qui aura lieu de mercredi à dimanche. Elle conduira la délégation française, composée notamment de 21 réalisateurs, 24 comédiens et 19 producteurs.
           Sur les 18 longs métrages récents ou inédits qui seront présentés, sept films sont d'ores et déjà achetés au Japon. Cent cinquante acheteurs japonais, 40 autres venus de Chine, Corée du Sud, Malaisie, Hong Kong, Taïwan, Philippines, Indonésie, Inde, Singapour, Thaïlande, Vietnam, et 300 journalistes japonais sont attendus.
Pour la première fois, le festival se clôturera avec la remise d'un Prix du Public.
           Les longs métrages présentés seront «A tout de suite» de Benoît Jacquot, «Après vous» de Pierre Salvadori, «Bon voyage» de Jean-Paul Rappeneau, «Brodeuses» d'Eleonore Faucher, «Le Chien, le général et les oiseaux» de Francis Nielsen, «Comme une image» d'Agnès Jaoui, «Janis and John» de Samuel Benchetrit, «Jeux d'enfants» de Yann Samuell, «Mariages!» de Valérie Guignabodet, »Moi César 10ans 1/2, 1m39» de Richard Berry, «Nathalie...» d'Anne Fontaine, «Père et fils» de Michel Boujenah, «Podium» de Yann Moix, »Le Rôle de sa vie» de François Favrat, «Violence des échanges en milieu tempéré» de Jean-Marc Moutout, «Une vie à t'attendre» de Thierry Klifa, «Viva Laldjérie» de Nadir Moknèche, et «Wild Side» de Sébastien Lifshitz. Sept courts métrages seront également présentés. AP

 

 

 

Photos du 12ème festival du film Français à Yokohama 2004.

 

Eléonore, Lola et Ariane

 Eléonore Faucher, Réalisatrice

 Eléonore, Ariane et Lola et Alain Benguigui ( Producteur )

 

Ariane et Lola

 Ariane et Eléonore

Lola et Ariane

 

 Eléonore et Emmanuelle Béart

Eléonore et Emmanuelle Béart

 Eléonore et Emmanuelle Béart

 

 Céremonie de fermeture du festival de Yokohama


Programme du 12ème Festival du film Français de Yokohama 2004


Pro.gramme de Yokohama

Programme de Yokohama.

 

Image   
                         Figaro Magazine Edition Japonaise                   

 

 

 

 

 

 

 Article de Brigitte Baudin, paru dans le Figaro du 15 mai 2004
 

Elle a trente ans et en paraît vingt avec sa fraicheur brune, son enthousiasme et son sourire juvénile. Après une formation de chef opérateur à l'école de Vaugirard et la réalisation de plusieurs courts métrages, Eléonore Faucher se retouve aujourd'hui en compétition avec la caméra d'or à la Semaine de la Critique avec Brodeuses, son premier long métrage.
Un bel ouvrage finement tissé. Le portrait d'une adolescente

qui cherche sa voie et la trouve en exerçant l'art savant de la broderie. Claire (Lola Neymark) a 17 ans. Enceinte de cinq mois, elle quitte sa famille sans rien révéler de son état et décide d'accoucher sous X. Elle abandonne le supermarché où elle travaille et se réfugie chez Madame Melikian (Ariane Ascaride), brodeuse pour les grands couturiers, qui non seulement lui transmet son art mais aussi l'aide à accepter l'enfant qu'elle porte.
<<Je suis conservatrice, très attachée aux greniers, aux vestiges du passé, explique Eléonore Faucher. J'ai hérité cela de mes grands-parents. Mon grand-père, capitaine au long cours, gardait ses guêtres en cuir et ses chapeaux comme des reliques. C'était émouvant ! Ma grand-mère avait toujours une boite à couture à la portée de la main pour réparer un trou fait par l'usure du temps. L'idée du film m'est venue du fil et de l'aiguille, alors que  je réparais un corsage. Initialement, je voulais raconter l'histoire d'une raccomodeuse. J'ai fini par opter pour une brodeuse, à l'univers plus artistique et poétique.>>
Afin de nourrir ses personnages, Eléonore Faucher a visité les ateliers de Lesage. Elle a surtout regardé et filmé Nadja Berruyer, une brodeuse indépendante, dont le travail est montré dans le film. ( Voir aussi, au bas de cette page )
<<Chez elle, c'est la caverne d'Ali Baba, renchérit Eléonore Faucher. Il y a des stocks de perles mulitcolores, de paillettes, de strass, de dorures. C'est une magicienne. Lorsqu'elle n'oeuvre pas pour les grands couturiers, elle réalise des costumes de théâtre et de cinéma.>>

 

Article paru dans Monsieur cinéma le 24 mai 2004 
L'avis de la rédaction LA JEUNE FILLE AUX PERLES
BRODEUSES est un premier film extrêmement fin et séduisant. Eléonore Faucher décrit avec talent un moment de vie d’une jeune femme, et tisse une précieuse toile à l’image du travail dont elle montre les ficelles : la broderie. Avec sa co-scénariste Gaëlle Macé, elle a confectionné un récit riche, qui évolue vers l’ouverture et vers l‘épanouissement, en douceur. Les grands axes sont comme des matériaux que la cinéaste travaille devant nos yeux; la grossesse, la mort, le savoir-faire manuel, les sentiments. Et Eléonore Faucher ne s’appesantit pas sur ce qui pourrait donner lieu à des docu-dramas, et

brasse l’accouchement sous X, le deuil d’un fils, et la vie autonome d‘une jeune fille. Le travail sur l’image (bravo au chef opérateur Pierre Cottereau) et les couleurs, décliné autour de la rousseur de Claire/Lola Naymark, fait merveille. La réalisatrice est aidée de comédiennes fortes et délicates, à l’image de leur personnage. La jeune Lola Naymark fait une entrée remarquée avec un rôle magnifique et pas facile, tant l‘expressivité de son personnage ne passe pas par des actes et des gestes très extériorisés. A ses côtés, de la gravité à la légèreté, Ariane Ascaride exprime une large gamme d’émotion. BRODEUSES, une heureuse découverte. (Olivier Pélisson)

 A propos Cannes 2004 : Semaine Internationale de la Critique. Gaëlle Macé, qui co-écrit le scénario de BRODEUSES, a notamment collaboré avec Jackie Berroyer et Patrick Bouchitey sur le script de VICE & VERSA, la deuxième réalisation de Bouchitey après LUNE FROIDE. Lola Naymark a joué dans MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN de François Dupeyron. Elle y interprétait la voisine de Momo.

 
 Genre Comédie dramatique Durée :01:27:00 Pays FRANCE Catégorie Découverte
Emotion Public A partir de 12 ans Date de sortie le 13/10/2004

 Article du Festival d’Aden Le jeudi 1er juillet 2004
 
           Brodeuses.
Rencontre avec la réalisatrice.
           Dans ce superbe premier film, deux femmes ressentent, à distance, le même désespoir. Les raisons sont pourtant différentes, voire inverses. La première est une jeune fille qui se retrouve enceinte sans le vouloir, vit l’évènement  dans le secret et pense accoucher sous X. L’autre est une femme de cinquante ans que la mort de son fils a plongé dans la solitude. L’une préfèrerait éviter la présence d’un enfant quand l’autre est rongée par son absence. Lorsque les deux femmes, qui ont comme passion commune la broderie, sont amenées à travailler ensemble, se tisse comme une nouvelle vie possible. Dans le silence et l’observation de l’autre naît une attention nouvelle aux frémissements de la vie. L’une tombe, l’autre se relève. A travers la grisaille de la vie de province, la luminosité des paysages se révèle et  la jeune fille se laisse aller au plaisir. Un enfant va naître. La broderie est presque achevée. Tout commence

Le Film Français - Spécial Cannes  - Samedi 15 Mai 2004
BRODEUSES

A la semaine de La critique.
Filiation et transmission.
           Second long métrage produit par Alain Benguigui (Sombrero Production), Brodeuses est le fruit d’un développement qui a pris trois années entières.  «  En lisant le scénario, j’ai été touché par la rencontre de deux femmes qui traversent chacune une crise et vont assumer leur vie ensemble, autour du métier à tisser. « Eléonore Faucher » est partie d’éléments épars et personnels pour bâtir son scénario : « La main qui tire le fil, pour repriser un vêtement cher. Affectivement cher bien sûr. Comme un être cher. La boite à couture de ma grand-mère, qui avait sa place au salon, au même titre que le bac à revues. Le souvenir de ma mère, à propos de la couturière qui venait régulièrement chez elle, pour habiller les filles sur le même modèle. La peur aussi qu’une grossesse puisse mal se passer. Le fil et la filiation ».
           A Angers, Ariane Ascaride fait une lecture publique du scénario. « Elle a aimé le scénario et j’ai aimé le scénario tel qu’elle le lisait. Beaucoup de lecteurs projetaient de la noirceur sur mon film, ne sentaient pas certaines pointes d’humour. Je le savais. Elle aussi. Tout de suite. Et sans que je lui aie dit quoi que ce soit ».
 P.CA

Image


Article paru dans le monde du 20/05/2004

Film français d'Eléonore Faucher, avec Ariane Ascaride, Lola 
Naymark. (1h29)

           Pour son premier long métrage, Eléonore Faucher file la métaphore de la broderie, avec une jolie réussite. La trame est simple en effet : dans la campagne des Charentes, une très jeune femme (Lola Naymark) va mettre au monde dans quelques mois un bébé dont elle cache l'existence à sa famille. Pas très loin, une mère (Ariane Ascaride) fait le deuil de son fils. L'une est apprentie, l'autre est maitresse dans l'art de la broderie. Ensemble, en travaillant, elles apprennent à composer avec l'existence. Sur ce récit, un peu convenu, Eléonore Faucher fixe délicatement tout ce qui fait le prix d'un film ; une attention à la lumière de l'hiver, à la texture des peaux et des étoffes, un grand respect pour ses deux actrices, qui trouvent très vite leur harmonie. Il arrive par moments que le décalage entre le rythme  un peu gauche de la narration et la grâce des images fasse boiter ce joli film, sans jamais l'empêcher tout à fait de plaire.
 
Thomas Sotinel

Image

Article paru dans le monde du 21 mai 2004
 
LA GENESE D'UN PREMIER FILM

Bienvenue dans le monde de la couture.
 
Brodeuses, film français d'Eléonore Faucher avec Ariane Ascaride, Lola Neymark, Thomas Laroppe, Marie Felix.
( 1 h 28 ).
Semaine internationale de la critique.
 
"Deux chosesont été très compliquées : être assez satisfaite du scénario pour pouvoir le présenter aux autres. Et trouver le financement", explique Eléonore Faucher, qui présente à Cannes son premier long métrage, Brodeuses. "C'est au moins aussi long de trouver de l'argent pour un court métrage que pour un long métrage", dit cette jeune femme, née en 1973. Elle en sait quelque chose : elle a mis trois ans à financer son second court métrage. Le premier avait été effectué dans le cadre d'un projet de fin d'études. Pour Brodeuses, les choses sont allées vite, après le tournage : Eléonore Faucher a su que le film était sélectionné avant même qu'il ne soit complètement achevé.
Eléonore Faucher écrit des scénarios depuis cinq ans. "L'univers de la couture m'intéressait comme mode de transmission féminine. Ma grand-mère et ma mère effectuaient ces petites tâches pour passer le temps, et en fait, il se passait beaucoup de choses entre elles. C'est cette atmosphère qui m'intéressait", raconte la jeune femme. Quand elle a écrit le scénario, elle venait d'avoir un enfant. Cela a influencé le cours de son récit.
Eléonore Faucher n'a pas eu de difficulté à convaincre Ariane Ascaride de jouer un personnage beaucoup plus âgé. "Ariane avait fait une lecture de mon scénario au Festival d'Angers et elle avait été très convaincante. Beaucoup voyaient dans l'histoire que je voulais raconter quelque chose de noir, de social. Ariane Ascaride y a ajouté un côté comique. Du coup, on ne savait plus si c'était du lard ou du cochon", souligne Eléonore Faucher, l'une des rares étudiantes de l'école Louis-Lumière qui se soit lancée dans la réalisation.
PROJET SOLITAIRE
La cinéaste a également été séduite par Lola Naymark, une toute jeune comédienne de 17 ans qui a commencé à faire du cinéma enfant, dix ans plus tôt, en jouant notamment dans des téléfilms avec Claudia Cardinale.
"Pour monter ce projet, dit-elle, j'ai reçu l'avance sur recettes en juillet 2002. Puis Canal+, et les régions Rhône-Alpes et Poitou-Charente sont intervenues. Comme mon producteur, Bertrand Van Effenterre (Mallia Films), bouclait le financement d'un film qu'il voulait réaliser lui-même, j'ai cherché un producteur exécutif. J'ai trouvé Alain Benguigui (Sombrero Productions). Bertrand m'a aidée à toutes les étapes cruciales du film. Il n'empêche qu'on est toujours assez seul, dans ce travail. Il faut prendre l'initiative de chaque démarche."
Le tournage de Brodeuses, dont le budget s'est élevé à 1,2 million d'euros, a duré trente-cinq jours. Il s'est effectué avec une équipe réduite - une trentaine de personnes. Eléonore Faucher souligne "la frustration de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut quand on n'a pas d'argent. Nous avons essayé de mettre des effets spéciaux, mais c'était trop "cheap". Nous n'avons pas pu les garder". Elle déplore aussi d'avoir dû tourner vite : "On n'a jamais trop de temps. C'est pourtant ce qui permet de faire du bon travail. Mais, conclut-elle, il faut savoir être philosophe."
Nicole Vulser

 ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 21.05.04

Image

SEMAINE DE LA CRITIQUE
Des talents indiscutables à la Semaine de la critique
LE MONDE | 24.05.04 | 13h48

          La sélection, de haute qualité,  a révélé des cinéastes comme Keren Yedaya ou Eléonore Faucher.
En attribuant son prix à Mon trésor, de Keren Yedaya, le jury de la Caméra d'or, présidé cette année par Tim Roth, n'a pas seulement récompensé un beau film poignant, d'une grande sensibilité. Il a aussi salué implicitement la qualité de la sélection de la Semaine internationale de la critique, la section parallèle dans laquelle ce premier film israélien était présenté.

Image

Article paru dans le monde du 14 Septembre 2004.

"Maria Full of Grace", Grand Prix à Deauville
LE MONDE | 13.09.04 | 13h57
           Le premier long métrage de Joshua Marston, Maria Full of Grace, a reçu, dimanche 12 septembre, le Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville. Le jury, présidé par Claude Lelouch, a récompensé cette fiction réaliste ainsi que The Woodsman, de Nicole Kassell - un autre premier film - (prix du jury) et The Final Cut, d'Omar Naïm (prix du scénario).


Maria Full of Grace suit le voyage d'une jeune "mule" colombienne, pleine de cocaïne (elle en a avalé des sachets par dizaines), de Bogota à New York. Son interprète, Catalina Sandino Moreno, avait déjà été distinguée par un prix d'interprétation au Festival de Berlin. Le film a également reçu le Prix de la critique internationale et le Prix du public. The Woodsman, dont le rôle principal est tenu par Kevin Bacon, raconte le retour à la liberté d'un homme détenu pendant douze ans après avoir été condamné pour pédophilie. En dehors de la compétition, le film français Brodeuses, d'Eléonore Faucher, a reçu le prix Michel d'Ornano, pendant que Jim Harrison se voyait décerner le Prix littéraire du festival pour De Marquette à Vera Cruz (Christian Bourgois).

 ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 14.09.04

Image

        "Brodeuses" :
 
 Au rythme du fil et de l'aiguille, un pointilleux apprentissage

de la vie

LE MONDE | 12.10.04 | 17h06
              Une femme en deuil enseigne à une jeune fille enceinte les secrets de son art. Une réflexion délicate et subtile sur la transmission.
Film français d'Eléonore Faucher. Avec Lola Naymark, Ariane Ascaride, Thomas Laroppe, Marie Félix, Jackie Berroyer. (1 h 28.)
              Le point de départ de Brodeuses pourrait être celui d'un film de Ken Loach. A seulement 17 ans, Claire (Lola Naymark) tombe enceinte sans l'avoir souhaité. Seule et désemparée, elle veut à tout prix cacher sa grossesse. Au supermarché où elle travaille, elle attribue son ventre gonflé et ses malaises à un cancer. Puis elle cesse carrément de venir.
C'est que Claire a une passion et un talent, la broderie, et qu'elle a justement trouvé à l'employer. Mme Mélikian (Ariane Ascaride), brodeuse professionnelle qui travaille pour de grandes maisons parisiennes, doit finir une commande. Elle a besoin d'aide : son fils, qui avait coutume de l'assister, vient de mourir dans un accident de moto.
              Si elle a pour premier effet de détourner le film de la voie sociale où il semblait s'engager, l'intervention de la broderie n'a rien d'un artifice de scénario. Elle permet à ce premier film d'Eléonore Faucher - Grand Prix bien mérité de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2004 - d'imposer une vision de la vie et du cinéma. La broderie apparaît en effet à la fois comme un artisanat, un travail méticuleux qui demande infiniment de patience et d'attention, et comme une œuvre artistique, dont l'accomplissement procure un bonheur indicible.
DOUBLE APPRENTISSAGE
              Brodeuses sera donc le récit soigné à l'extrême d'un double apprentissage. Apprentissage d'un métier, bien sûr, superbement filmé : peu à peu, au gré des indications de Mme Mélikian, nous voyons Claire progresser, saisir au vol les nuances de son art. Apprentissage, aussi, d'un rapport au monde. C'est un chemin vers l'acceptation de la vie que filme Eléonore Faucher avec une élégante simplicité. Il lui suffit pour cela de montrer ses magnifiques actrices au travail, dans les profondeurs de la cave de Mme Mélikian.
              Lola Naymark et Ariane Ascaride sont savamment assemblées, comme pourraient l'être deux couleurs : le roux des cheveux de l'une ressort au côté de la silhouette endeuillée de l'autre. La malice et l'énergie de l'apprentie contrastent avec la souffrance de sa patronne, écorchée vive. La cinéaste montre aussi, avec tant de délicatesse qu'elle semble parfois les surprendre par accident, les mille détours que prend leur relation pour passer de la méfiance à une complicité profonde.
              Mme Mélikian voudrait mourir, mais Claire ne la laissera pas faire. Claire aimerait cacher, au point de l'oublier, l'enfant qu'elle porte ; Mme Mélikian l'en empêchera à son tour. Autant dire que Brodeuses est de ces films qui ont l'extrême délicatesse de considérer un rapport entre deux êtres comme une matière assez précieuse pour être maniée avec subtilité, et, surtout, assez riche pour nourrir une oeuvre.
Florence Colombani

 ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 13.10.04

Eléonore Faucher : dans la main des femmes
ADEN | 12.10.04

              Dans le très beau premier film d'Elénore Faucher, Brodeuses, il y a des mains de femmes qui tirent un fil. Il ne s'agit pas d'un simple fil de broderie, mais de tous les fils qu'il nous faut tirer et démêler.
C'était quoi, les derniers gestes qui nous ont marqués au cinéma ? Assurément, la main sur une arme. Peut-être le geste d'écrire - le cinéma paie encore son tribut à la littérature. Mais dans l'immense majorité des films qui se passent entre les mots et les corps, se souvenir d'un geste, précisément : jusqu'où remonter ? Jusqu'à La Salamandre, d'Alain Tanner, en 1971, où Bulle Ogier, ouvrière à la chaîne, répète mécaniquement le geste de conditionner des saucisses dans le fracas de son usine.

Jusqu'aux Portraits d'Alain Cavalier, magnifiques, racontant l'histoire d'une vie à travers les mains des femmes - celles qui leur permit de vivre en répétant les gestes de leur artisanat : matelassière, illusionniste, gaveuse d'oies...
Dans le très beau premier film d'Elénore Faucher, Brodeuses, il y a donc des mains de femmes qui tirent un fil. C'est un travail minutieux, difficile, long. Qui aboutit, ici, avec de la persévérance et de la passion. On ne pourra pas les oublier. Car il ne s'agit pas d'un simple fil de broderie, mais de tous les fils qu'il nous faut tirer et démêler. Le fil d'Ariane, qui sert de guide à ceux qui sont perdus dans un labyrinthe. Et le fil de la vie, que les trois Parques mythologiques peuvent effilocher et couper quand bon leur semble. Donc, le fil de l'histoire, aussi. Et le fil qui relie les êtres, cordon ombilical : le fil de la filiation. "Un jour, dit la réalisatrice, j'étais en train de repriser un petit haut en me disant que je ferais mieux de le jeter ; j'ai réalisé que je n'aurais jamais fait ce geste si je n'avais pas vu ma grand-mère repriser de vieux vêtements qui se trouvaient parfois dans sa boîte à couture depuis des années. Nous n'étions pas particulièrement proches, mais je me suis rendu compte que j'étais faite de tous ces gestes-là, que ma grand-mère et mes autres grands-parents, que mes parents existaient quelque part en moi et que même si je ne suis que moi-même, je ne suis rien sans eux."
Brodeuses est l'histoire de deux solitaires. Deux femmes qui ressentent, à distance, le même désespoir. Leurs raisons sont pourtant différentes, voire inverses. La première est une jeune fille qui se retrouve enceinte sans le vouloir, vit l'événement dans le secret, et pense accoucher sous X. L'autre est une femme de 50 ans que la mort de son fils a plongée dans la solitude. L'une préférerait éviter la présence d'un enfant quand l'autre est rongée par son absence. Lorsque les deux femmes, qui ont comme passion commune la broderie, sont amenées à travailler ensemble, se tisse une nouvelle vie possible.
"Dans le film, la broderie joue comme un journal intime, dit la réalisatrice, parce que l'art, c'est aussi savoir exprimer ce qui vous habite. Claire, la jeune fille, travaille à partir de matériaux de récupération - peaux de lapin, rondelles de plomberie - sans technique. Ce côté tactile comptait beaucoup pour moi. Il fallait que le métier à broder chez Mme Mélikian, la femme d'expérience, évolue comme le bébé s'épanouit dans le ventre de Claire. L'atelier est à mes yeux une sorte de grotte où elle se cache, comme un ventre. Et les tissus transparents, à travers lesquels les femmes sont filmées, qui laissent voir les mains au travail et les visages, sont comme ces voiles de chair que l'enfant va traverser pour naître."
Car il s'agit bien, dans ce film attentif aux moindres effilochages de parcours, d'apprendre à broder le motif de sa propre existence. Entre les deux femmes, dans le silence et l'observation de l'autre, naît une attention nouvelle aux frémissements de la vie. Quand l'une tombe, l'autre la relève. Alors, à travers la grisaille de la vie de province, la luminosité des paysages se révèle peu à peu, et la jeune fille se laisse aller au plaisir. Son épaisse chevelure rousse se défait en fils flamboyants. Un enfant va naître. La broderie est presque achevée. Tout commence.

Philippe Piazzo

Brodeuses
d'Eléonore Faucher. Sortie cette semaine.

Cannes 2004 : Palmarès de la 43e Semaine Internationale de la Critique
24 Mai 2004
  

Beau succès pour le cinéma français au palmarès de la 43e Semaine Internationale de la Critique dont le Grand Prix a été attribué ex-aequo à Brodeusesd'Eléonore Faucher (France) et Or, mon trésor de Keren Yedaya (France/Israël).

Le Grand Prix de la Semaine de la Critique, décerné par la presse, est doté par Cinepolis d'un montant de 5000 € et d'une invitation de 3 mois en résidence au Moulin d'Andé pour chaque réalisateur.

A l'image du Grand Prix, le Prix de la SACD (qui remettait pour la première fois un prix doté de 1500 € à l'un des scénaristes des 7 longs métrages sélectionnés) a également été attribué ex-aequo à : Éléonore Faucher et Gaëlle Macé pour Brodeuses et Keren Yedaya et Sari Ezouz pour Or, mon trésor !

 

 

Article paru dans http://www.france5.fr/cannes/W00102/18/111451.cfm 
Brodeuses
Avec ce film, Eléonore Faucher nous offre un cinéma parlant de la filiation, du deuil et de l'amour.
A 17 ans, peut-on accepter de voir son ventre porter la vie, quand la présence même de son propre corps en mutation vous paraît étrangère ?

Claire est une fille de la terre, portant des bottes et coupant des choux.

Mais elle brode, telle une résistante du silence, du geste sensuel, de la beauté et de la sophistication. Elle brode pour combattre cette terre, cette rustrerie, tous ces non-dits propres à la campagne. D'une beauté sidérante, Claire respire la vie ; explose d'amour quand elle sourit.
Quand elle se fait embaucher par une mère en deuil qui vient de perdre son fils, étrangement, elles se comprennent, elles s'aiment. Sans réellement se parler, l'amour naissant entre ces deux femmes transparaît dans les gestes, le regard et tout ce qui est palpable mais pas visible. 
Toutes les deux, face à leurs broderies, déclinant les même gestes, concevant les mêmes formes, dans une sensualité plus substitut de l'acte sexuel que réel érotisme.
Avec une caméra près des corps, près de la terre, Eléonore Faucher signe un film sur le manque. Le manque d'un fils pour madame Melikian, le manque d'une mère réellement féminine dans ces gestes, dans ces atours et son regard pour la jeune Claire. 
Elles se trouvent, elles s'aiment en silence dans leur même passion. Au fond, ces deux femmes se désirent, s'envient et font l'amour à chaque fil brodé.

Etrangement, c'est quand Claire couche avec Guillaume sur les herbes fraîches qu'elle semble accepter son enfant et l'idée d'être mère. Elle s'est sentie aimée, désirée dans sa grosseur et ses cheveux. Et maintenant, elle est prête à donner tout son c¿ur à sa fille, à son bonheur.
Je voudrais mettre en avant l'aspect social du film qui, sans militantisme politique, dénonce un certain déterminisme social auquel Claire échappe. Quand on aime une chose, quand on a une réelle passion, on peut sortir de sa misère pour s'envoler vers d'autres sphères.
Aimez, soyez passionnés et vous irez, d'Intermarché au couturier Lacroix et ses défilés.

Critique rédigée par Willeme Guillaume du lycée Paul-Valéry au sein de l'atelier La toute jeune critique.
Cannes, samedi 15 mai 2004.

BRODEUSES,

de Eléonore Faucher
Le film d'Eléonore Faucher ressemble à une des broderies de Claire et de Madame Melikian : on reste admiratifs. La jeune fille aux boucles rousses ne se contente pas de broder pour les autres, elle tisse aussi sa propre vie.
Le spectateur est agréablement surpris :malgré un titre peu accrocheur le film nous réserve des moments inattendus. Ainsi elles tissent ensemble main dans la main de magnifiques pièces. On est autant ébloui par le scénario et l'interprétation des acteurs que par les oeuvres des deux femmes. Le public est inondé de couleurs et se laisse emporter. La couleur ne vient pas seulement des broderies ou de la chevelure de Claire, mais aussi de la complicité qui s'installe peu à peu entre l'adolescente enceinte et perdue, et la mère en deuil. De fil en aiguille, ces deux femmes que tout semblait opposer deviennent indispensables l'une à l'autre et parviennent à surmonter leurs problèmes. Paradoxalement, ce métier de l'ombre apporte de la lumière dans leurs vies et les fait renaître.
Comme dans le court-métrage d'Arnaud Demuynck, Signes de vie , la femme parvient à surmonter l'absence d'un homme et retrouve goût à la vie.
 
Lycée Maurice Genevoix, Ingré (45)
Gabriella, Mouna, Christelle, Myriam
Brodeuses,
de Eléonore Faucher

 

dans Variety 
 
Posted: Fri., May 14, 2004, 12:16pm PT
 
A Common Thread
Brodeuses 
(Critics Week / France)
A Pyramide Distribution release of a Sombrero Prods., Mallia Films, Rhone Alpes Cinema production with participation of Canal Plus and CNC. (International sales: Flach Pyramide Intl., Paris.) Produced by Alain Benguigui, Bertrand Van Effenterre.

Directed by Eleonore Faucher. Screenplay, Faucher, Gaelle Mace.
 
Claire - Lola Naymark
Madame Melikian - Ariane Ascaride
 

By LISA NESSELSON
Touching perfs and a very keen eye distinguish "A Common Thread," a beautifully observed story of an unwed pregnant teen who forms a wry friendship with a woman whose only son recently died. Thoughtful cross-generational portrait is full of familiar building blocks rendered fresh by first time feature helmer Eleonore Faucher. French lingo career seems assured; fests shouldn't hesitate. Raised on a farm near the industrial town of Angouleme, 200 miles southwest of Paris, Claire (Lola Naymark) works as a cashier at a huge supermarket but lives for the spare hours she can devote to embroidering her original designs on fine fabrics and rabbit pelts. A curvy redhead of 16 or 17, Claire lives alone in a small studio and has thus far concealed her unwanted pregnancy from co-workers and family. She shares her condition in detailed letters to her best friend who lives in Lyons. Through a chain of circumstances, Claire is taken on as an assistant by Madame Melikian (Ariane Ascaride), a master embroiderer who sews delicate ornamentation for the top fashion houses. Stern but fair, Madame Melikian is still in mourning for her twentysomething son who was killed in a motorcycle accident and who performed the work Claire is now doing. Ever so gradually, the mother-to-be, who doesn't want a baby, and the bereaved mother, who is ambivalent about continuing to live without her beloved son, forge a relationship built on unspoken understanding and mutual respect for their craft. Pic's understated power accrues from the unpretentious observation of details. Although there's nothing inherently special about the setting, the lensing and lighting are nearly as rich as the compositions in "Girl With a Pearl Earring." Whether the action involves gutting a live eel or stitching opalescent sequins to gossamer cloth, the camera is deployed with wisdom. Naymark and Ascaride couldn't be better.
 
Camera (color), Pierre Cottereau; editor, Joelle Van Effenterre; music, Michael Galasso; production designer, Philippe Van Herwijnen; sound (Dolby), Melissa Petitjean. Reviewed at Cinematheque Francaise Grands Boulevards, Paris, May 7, 2004. (In Cannes Film Festival -- Critics Week.) Running time: 89 MIN.
 

 
With: Thomas Laroppe, Jacky Berroyer, Marie Felix, Marina Tome, Arthur Quechen.

Lu dans la revue Inside Film Magazine. ( Australia )
 
Critics Week Prizes
* Critics’ Week Grand Prix (jointly)
Brodeuses (Dir. Eleonore FAUCHER (France))
Or (Mon Tresor) (Dir. Keren Yedaya (France/Israel))

* Prix SACD (jointly)
Eleonore FAUCHER and Gaelle Mace, Brodeuses
Keren Yedaya & Sari Ezouz, Or (Mon Tresor)

 

Ariane, Lola et Eléonore


Du côté des cinéphiles :
  
             (L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendante du travail et des choix du Jury oecuménique.)

           Quelle joie de suivre jusqu’au bout ce beau premier film ! Sur un sujet délicat, où il était facile de déraper : Claire, 17 ans, vivant à la campagne, est enceinte de 5 mois, sa mère ne remarque rien, elle est livrée à elle-même, que faire ? Heureusement, elle a un talent, et une passion : la broderie. Cela lui permettra, aidée en particulier par la brodeuse professionnelle jouée par Ariane Ascaride, de vivre toute une évolution, jusqu’au moment où, rayonnante, elle pourra dire :

"Je vais le dire à ma mère ! Je vais le garder !". Un film d’une grande qualité humaine et d’une grande vérité, qui sait, à son rythme, regarder et respecter les personnages qu’il introduit. Et la jeune Lola Naymark illumine le film de sa présence et de son sourire. un film qui méritera d’être soutenu et se prêtera bien à un débat. Jacques le Fur


Broder la vie.
           Certains reprochent à ce premier film sa lenteur et son vide. Attendre un enfant que l’on refuse et assumer la mort d’un fils ne peuvent être acceptés en 5 minutes. Eleonore Faucher brode jour après jour le canevas d’une filiation entre deux femmes, plan après plan, point après point, avec une émotion sincère et prenante. Sa mise en scène épurée nous fait partager la vie quotidienne et répétitive de ces deux jeunes femmes qui se sauvent mutuellement, jusqu’à l’émotion. Lola Neymark, aux cheveux de feu, irradie le film de sa présence et Ariane Ascaride tout en noir et en retenue lui offre un pilier sur lequel se construire. Superbe.
Corine Rochesson

La Semaine de la critique
             L’intégrale de la Semaine de la critique est présentée à la Cinémathèque française des Grands-Boulevards mercredi 2 et jeudi 3 juin à 19h et 21h30. A voir en priorité "l’Après-midi de Monsieur Andesmas" de Michelle Porte, tiré du roman de Marguerite Duras, avec Michel Bouquet et Miou-Miou, "CQ2" le nouveau film à la réalisation de Carole Laure et

"Brodeuses" d’Eléonore Faucher, un formidable premier film qui raconte l’itinéraire de Claire, une adolescente enceinte qui retrouve espoir en rencontrant une brodeuse à façon pour la haute couture, avec Lola Naymark et Ariane Ascaride.
Cinémathèque Française - salle des Grands-Boulevards, 42, bd Bonne-Nouvelle (10e); 01-56-26-01-01

Lu dans "Moda" Revue Carioca du Brésil.
 
Um outro filme, “Brodeuses” de Eléonore Faucher me pareceu muito interessante.
As “Bordadeiras” da cineasta francesa mostra que um trabalho dedicado a alta costura pode funcionar como um alinhavo na comunicação das vidas das pessoas e foi assim, observando sua mãe e avó bordando, que ela imaginou o argumento para o seu filme.
A história gira em torno de uma moça grávida que, escondida dos pais, passa a trabalhar na casa de uma bordadeira

prestadora de serviço para as maisons de alta costura.
As duas vão bordando, bordando e as reflexões sobre a vida vão surgindo...

Article de "La Stampa".
 
FESTIVAL di CANNES 2004
         Settimana, l'invasione delle ragazze"Brodeuses", "Or" e "Cq2", com'è dura l'adolescenza nel mondo 20 maggio 2004 di Gianni Rondolino "Quando, a 17 anni, Claire sa di essere incinta, non si pone delle domande: partorirà senza dare il proprio nome" (dalla scheda di presentazione di "Brodeuses", ricamatrici, della francese Eléonore Faucher). "Ruthie e Or, una madre e sua figlia di 17 anni, vivono in un piccolo alloggio di Tel Aviv" (dalla scheda di "Or" della israeliana Keren Yedaya). "Raquel, un'adolescente di 17, aspetta su una panca di fronte alla prigione femminile" (dalla scheda di "Cq2" della canadese Carole Laure).
 
      Tre personaggi della stessa età, in crisi familiare ed adolescenziale; tre film provenienti da tre Paesi diversi; tre registe giovani al loro esordio, o quasi, nel cinema. E' come un'invasione di gioventù e di femminilità nell'edizione di quest'anno della "Settimana della Critica", che si conclude oggi con la proiezione speciale di "Sotto falso nome" del nostro Roberto Andò. Un'invasione che ha prodotto qualche

scompenso nella selezione, privilegiando taluni temi rispetto ad altri, col rischio di una sorta di omogeneità contenutistica e formale a scapito di quella varietà di proposte di soggetti che è sempre stata una delle caratteristiche di fondo della "Settimana" gestita dai critici cinematografici francesi.
 
      Anche se dobbiamo dire che due dei tre film citati, "Brodeuses" e "Or", si sono fatti notare per quella cura dei particolari ambientali, quell'approfondimento psicologico dei personaggi, quell'analisi dei sentimenti (in un'ottica prettamente femminile), da farli risaltare in un panorama non particolarmente esaltante. Perché tanto la Claire di "Brodeuses", nella sua fragilità di giovane donna sola, incompresa in famiglia, inesperta, in attesa di un bimbo che vuole tenere ad ogni costo; quanto la volitiva e determinata Or, che si paga gli studi facendo i lavori più umili, cercando di togliere dalla strada la madre prostituta, sconfitta lei stessa in una società dura e crudele, sono personaggi a tutto tondo, che non si dimenticano facilmente.
 
Di certo sono ben più consistenti dei fragili protagonisti di "Temporada de Patos", la stagione delle anatre, del messicano Fernando Eimbcke, due ragazzi annoiati, la domenica, in un appartamento borghese; o della coppia maschile, vittima e carnefice, di "Calvaire" del belga Fabrice Du Welz.
 
Paiono allora più interessanti e complessi, anche nella loro dimensione simbolica, "Atash", Sete, del palestinese-israeliano Tawfik Abu Wael, che ci dà uno spaccato della vita famigliare araba ancorata alle ferree leggi della tradizione islamica, quasi un mondo isolato, chiuso ad ogni influenza esterna; e "A Casablanca gli angeli non volano", una coproduzione italo-marocchina diretta da Mohamed Asli, in cui la lezione di Zavattini e del Neorealismo italiano serve da supporto ad una triplice storia di sradicamento e di inurbanamento che ci mostra, del Marocco contemporaneo, una realtà drammatica, fra miseria e disoccupazione.

Image

Cannes a Roma
Domenica 6 giugno '04
Semaine de la Critique di Cannes
Cinema Roma

Brodeuse (la ricamatrice) - di Eléonore Faucher

CREDITS
Regia: Eléonore Faucher
Francia durata 1h27
Claire - Lola Naymark, Madame Melikian - Ariane Ascaride
Sceneggiatura Eléonore Faucher, Gäelle Macé
Produzione Sombrero Productions

Claire ha un talento: ricamare. Piccoli rollini di metallo come rotelle di un meccanismo ricoprono la stoffa trapuntata di paillettes e di gemme; rasi flessuosi e punte di lapin morbidamente rotolano nella sua mano, appallottolandosi. Questo piccolo gioiellino di una giovane e deliziosa regista, Eléonore Faucher, colpisce i sensi che adoranti si distendono per seguire allietati un film dal ritmo finalmente umano, teneramente implicito nei suoi rimandi silenziosi, intessuto di parole non dette e di respiro emotivo. La chiacchierata in macchina tra Claire e Guillaume è un punto sospeso nello spazio del non verbale, dell'appena accennato sentimento, prorompente come effluvio all'inizio. E la gravidanza di lei, supportata dalla maestra ricamatrice, acquista un senso nuovo, quello della scoperta: emergono, insieme al bambino che cova dentro al grembo, le nuove attitudini di Claire, il suo afferrare la vita appuntandola sul cuore ma senza farle male.
           Ecco che nella seconda parte del film Claire cresce, si divincola dalle brutture del concepimento assistito, e gettando indietro colui che non l'ha neppure concepito, vola altrove: Lucile, l'amica del cuore c'è ancora ma passa in secondo piano. Claire insieme al bambino fa nascere la sua persona e la sua realizzazione passa per un foulard presentato al celebre stilista Lacroix.
           Tutto questo film è improntato sul "fare" manuale, come spiega la stessa regista presente alla proiezione:" vuole sottolineare il valore intrinseco dell'artigianato, dell'ereditarietà della professione attraverso l'insegnamento di un maestro, Madame Melikian. Il bambino di cui è incinta Claire invece è un tratto biografico perché la mia bambina ha appena un anno". Sorride la regista, che ha studiato cinema a Nantes e ha lavorato come assistente alla regia per parecchio tempo prima di approdare a quest'opera prima con il finanziamento del Centre Nationale de Cinématographie e la Fondazione GAN.
Una danza di tessuti e di luccicanti perle il film introdotto da un corto "Signes de vie" perfettamente amalgamato per poesia e ritmo sequenziale: il corto d'animazione introduce una donna bruna e longilinea che avanza fra i cipressi di un cimitero quando è avvicinata da un ombra di sfere di luce. L'ombra dalle forme umane rappresenta l'amante perduto che l'avvolge nelle sue spire per trattenerla da un salto suicida sulla cima di un altura a strapiombo sul mare. Prima il vento impetuoso e poi il suo stretto abbraccio le impediscono di gettarsi nel mare. La spinta verso il basso si trasforma presto in ritmo vorticoso in cui i due si fondono e separano ondeggiando finché esausti si stendono a terra fondendosi in miriadi di abbracci.

                                                 di Livia Bidoli

 

Article paru dans "Tournages Le site .com"
 
Semaine de la critique : un palmarès brodé d'or
La 43e Semaine de la critique a décerné son Grand Prix a deux films : Or, de

Keren Yedaya et Brodeuses de Eleonore Faucher.
 
         Rappelons que ce Grand Prix de la Semaine de la Critique est décerné par un jury de journalistes. Il est cette année attribué ex aequo à deux longs métrages : Or, de Keren Yedaya (France/Israël) et Brodeuses (1) de Eleonore Faucher (France). Tournages se félicite de ce choix dans la mesure où nous vous avions déjà parlé de ce long métrage français dans le cadre du portrait consacré à Rémy Grandroques
"Après le succès de sa première production (Bord de mer de Julie Lopes Curval, caméra d'or à Cannes en 2002) Sombrero Productions a accompagné son second film à Cannes, Brodeuses d'EléonoreFaucher", explique dans un communiqué, Thomas Verhaeghe de Sombrero Productions. Le film a d'ores et déjà été vendu dans plus de 10 territoires. Coproduit par Mallia Films et vendu par Flach Pyramide, le film sortira en salles le 13 octobre, distribué par Pyramide. Sombrero produira prochainement le second film de Julie Lopes Curval, NOUS DEUX.
 
Double(s) récompense(s)
Outre le Grand Prix, ces deux longs métrages ont également été honorés par le Prix SACD qui récompense le scénario. Ainsi, ce sont Eleonore Faucher et Gaëlle Macé pour Brodeuses d'une part, Keren Yedaya et Sari Ezouz pour Or d'autre part qui ont été distinguées.
 
Chris Landreth tous azimuts
Le Prix Canal + du Meilleur Court métrage a été attribué à Ryan, de Chris Landreth (Canada), un somptueux film relatant, à grands renforts d'images numériques mixées avec des prises de vues réelles, la descente aux enfers d'un ancien présentateur vedette de radio américaine devenu SDF. Touchant et superbe.
Kodak a également récompensé Chris Landreth en lui décernant son Prix Découverte du court métrage.
Enfin, le Prix de la (Toute) Jeune Critique a aussi épinglé le court métrage de Chris Landreth, sa préférence allant, pour le long métrage, à Or de Keren Yedaya.

 

Palmarès - 25/5/2004 - Par : Poitou-Charentes Tournages
Le Grand Prix de la Semaine de la Critique :
Ex-aequo BRODEUSES de Éléonore Faucher (France), OR (mon trésor) de Keren Yedaya (France/Israël)
 
       Sélectionné à la semaine de la critique "Brodeuses", 1er long métrage d'Éléonore Faucher avec Ariane Ascaride, Lola Naymark, tourné en décembre 2003 en Charente, a reçu le prix de la semaine de la critique descernée par la presse.
Très bien accueilli la semaine précédente par les exploitants

( lors des projections AFCAE). Malgré un programme chargé sur le festival de Cannes, le jour de la présentation du film, samedi 15 mai, les trois avant-premières ont fait salle comble, et l'équipe du film est venue honorer de sa présence notre cocktail organisé à leur intention.
 
Photo ci-dessus : Éléonore Faucher (réalisatrice), Alain Benguigui (producteur), Lola Nay